LAÏCITE EN REPUBLIQUE FRANCAISE
APPEL
adressé par les organisations et personnalités participantes à la réunion
de Marseille, le 21 décembre 2005
à l’Hôtel de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
à
M. le Président de la République,
chef de l’Etat, garant du respect de la Constitution
M. Le Premier Ministre
chargé d’assurer l’exécution des lois
M. le Président de l’Assemblée Nationale,
chargé de présider la représentation nationale
M. le Président du Sénat,
chargé de présider la représentation des collectivités territoriales
et aux élus chargés des administrations territoriales :
M. le Président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône,
M. le Président du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur,
M. le Maire de Marseille.
Le centenaire de la loi de séparation des églises et de l’Etat du 8 décembre 1905 et l’actualité urbaine en France donnent l’occasion aux organisations et personnalités signataires du présent appel de rappeler l’exigence sans cesse renouvelée du respect constant de la laïcité en France.
Au moment où se développent toutes sortes de glissements religieux, communautaristes ou ethniques dans la vie publique, les signataires affirment leur attachement à la laïcité, parce qu’elle permet la liberté de conscience individuelle et fonde les principes de l’état républicain, de la protection sociale et des services publics. La laïcité, à l’inverse de tout communautarisme, garantit à chacun l’égalité devant la loi commune, sur tout le territoire de la République, sans distinction d’origine, de race, d’opinion ou de croyance. Elle est un vecteur de la citoyenneté.
Les signataires réaffirment que c’est le peuple souverain, élisant ses représentants, qui édicte les normes légales de la vie civile. Ils refusent l’abandon de parties de la population de la République à des tutelles religieuses diverses investies de missions normatives, comme les récentes émeutes urbaines ont pu en offrir l’occasion.
En conséquence, les signataires vous demandent de réaffirmer avec eux que la laïcité telle que définie dans la Loi de 1905 est une base juridique et politique intangible de notre République et doit continuer de constituer une matrice pour toutes les politiques publiques.
